Santé et sécurité en Croatie

Carte européenne d'assurance maladie

La Croatie relève du système européen de coordination des régimes de sécurité sociale. La carte européenne d'assurance maladie ouvre droit aux soins médicalement nécessaires pendant un séjour temporaire, dans les mêmes conditions que pour un assuré croate. Sa demande auprès de la caisse d'assurance maladie française gagne à être formulée au moins 15 jours avant le départ. Elle ne couvre ni le rapatriement sanitaire ni les frais engagés auprès de structures privées, ce qui justifie la souscription d'une assurance complémentaire pour un séjour prolongé ou pour la pratique d'activités sportives.

Système de soins

Le pays dispose d'un réseau hospitalier public structuré autour de centres hospitaliers universitaires implantés à Zagreb, Split, Rijeka et Osijek, complété par des hôpitaux généraux dans chaque comitat et par des dispensaires ouverts dans les stations balnéaires pendant la saison. La qualité des soins est comparable aux standards européens dans les grandes villes. Sur les îles peu peuplées, l'offre se limite souvent à un cabinet médical, les cas graves étant évacués par bateau ou par hélicoptère vers le continent. Les pharmacies, signalées par la mention ljekarna, assurent une permanence par roulement dans les agglomérations.

Vaccinations et risques sanitaires

Aucune vaccination n'est exigée à l'entrée sur le territoire. La mise à jour des vaccinations habituelles reste recommandée, ainsi que, selon la nature du séjour, celles contre les hépatites A et B, la fièvre typhoïde et l'encéphalite à tiques. Cette dernière justifie une protection particulière lors de randonnées en zone boisée, notamment dans le nord du pays. Des cas de virus du Nil occidental transmis par les moustiques sont recensés certaines années, essentiellement en Slavonie.

Sécurité des personnes et des biens

La délinquance demeure limitée selon les autorités françaises, qui classent l'ensemble du territoire en vigilance normale. Les vols à la tire se produisent dans les zones touristiques fréquentées et aux abords des gares routières en été, ce qui appelle la vigilance ordinaire applicable à toute destination très visitée. Les conseils aux voyageurs publiés par le ministère de l'Europe et des Affaires étrangères font foi et sont actualisés régulièrement.

Zones minées et risques naturels

Des mines subsistent dans certaines zones rurales héritées du conflit de 1991 à 1995. Le décompte officiel faisait état d'environ 24 108 mines restantes, signalées par 11 540 panneaux, et une application gratuite nommée MINE.info permet de localiser les périmètres concernés. Ces secteurs se situent à l'écart des itinéraires touristiques habituels, mais la règle consistant à ne pas quitter les chemins balisés dans les régions anciennement affectées conserve toute sa pertinence. Le risque sismique est évalué à un niveau moyen de 3 à 4 sur une échelle de 5, et les incendies de forêt restent fréquents sur le littoral pendant l'été.