Climat de la Croatie

Trois domaines climatiques

La Croatie juxtapose sur un territoire réduit trois ambiances climatiques distinctes. Le nord et l'est du pays relèvent d'un climat continental modéré, avec des hivers froids et des étés chauds et orageux. La bande côtière et les îles connaissent un climat méditerranéen, marqué par des étés secs et des hivers doux et pluvieux. Entre les deux, les massifs de la Lika et du Gorski Kotar présentent un climat de montagne, plus humide et nettement plus froid.

Températures et précipitations

Zagreb enregistre des moyennes proches de 0 degré en janvier et d'environ 22 degrés en juillet, avec des précipitations réparties sur toute l'année. Sur la côte, Split et Dubrovnik dépassent souvent 25 degrés de moyenne en juillet et restent au-dessus de 8 degrés en janvier. Les hauteurs du Gorski Kotar comptent parmi les zones les plus arrosées d'Europe, avec des cumuls annuels qui peuvent dépasser 3 000 millimètres, et la neige y tient plusieurs mois.

Ensoleillement du littoral

Les îles de l'Adriatique centrale et méridionale figurent parmi les lieux les plus ensoleillés du continent. Hvar et Vis revendiquent plus de 2 500 heures de soleil par an, ce qui a largement contribué au développement du tourisme balnéaire et de la viticulture. La sécheresse estivale impose en revanche une gestion attentive de la ressource en eau et une vigilance constante face aux incendies de forêt.

Vents régionaux

Deux vents structurent la vie sur la côte. La bura descend des montagnes vers la mer par rafales sèches et froides, surtout en hiver, et peut interrompre le trafic maritime comme la circulation routière au pied du Velebit. Le jugo, venu du sud-est, apporte au contraire un air humide, une mer formée et de longues périodes pluvieuses. Le maestral, brise thermique d'été, souffle en journée et rend la navigation plus confortable.

Tendances récentes

Le service météorologique et hydrologique national constate un réchauffement des températures moyennes et une multiplication des épisodes de forte chaleur depuis les années 1990. Les sécheresses estivales et les orages violents affectent l'agriculture continentale ainsi que l'alimentation en eau des îles. Ces évolutions figurent parmi les priorités de la stratégie nationale d'adaptation au changement climatique, adoptée en 2020 pour un horizon fixé à 2040.