Economie de la Croatie
Profil général
La Croatie est une économie de marché de taille modeste, très ouverte sur l'extérieur et fortement intégrée à l'Union européenne. Le produit intérieur brut nominal s'est établi autour de 85 milliards d'euros en 2024, pour un revenu par habitant proche de 22 100 euros. La croissance réelle a atteint 3,3 % en 2023 et 3,8 % en 2024, un rythme supérieur à la moyenne de la zone euro.
Structure sectorielle
Les services fournissent près de 60 % de la valeur ajoutée, l'industrie environ un cinquième et l'agriculture moins de 4 %, selon les données de 2023. Le tourisme occupe une place déterminante, avec une contribution estimée entre 10 et 20 % du produit intérieur brut selon que l'on retient les seuls effets directs ou l'ensemble des effets induits. Cette concentration rend l'activité sensible à la saisonnalité et aux chocs extérieurs, comme l'a montré la chute d'activité de 2020.
Commerce extérieur
La balance commerciale des biens est structurellement déficitaire, les importations dépassant nettement les exportations. Les recettes du tourisme et les transferts de la diaspora compensent une partie de ce déséquilibre. L'Allemagne, la Slovénie et l'Italie constituent les premiers partenaires, tant à l'exportation qu'à l'importation, et l'Union européenne absorbe l'essentiel des échanges.
Finances publiques et prix
La dette publique est revenue autour de 57 % du produit intérieur brut en 2024, après un pic lié à la pandémie. L'inflation, mesurée à 8,3 % en 2023, est retombée à environ 3 % en 2024. La Croatie figure néanmoins parmi les pays de la zone euro où la hausse des prix des services est demeurée la plus vive après l'adoption de la monnaie unique.
Financements européens
Les fonds structurels et le plan national de relance et de résilience représentent une source de financement majeure pour les infrastructures, la transition énergétique, la reconstruction après les séismes de 2020 et la numérisation de l'administration. Ces ressources soutiennent l'investissement public et comptent parmi les moteurs de la croissance récente, ce qui pose la question de la trajectoire budgétaire une fois les enveloppes consommées.